Publié le 23 Novembre 2015

A ne pas manquer...

Joseph Incardona Derrière les panneaux, il y a des hommes

Découvert au salon des littératures européennes de Cognac ce week-end, petit salon poussif installé dans un lieu sordide mais avec une ambition réelle de faire connaitre les auteurs européens ; bref, la librairie associative présente se donne toujours du mal pour organiser des tables cohérentes autour du thème, à savoir Londres pour cette année.

Et comme Cognac est aussi marqué par le polar, une bonne partie des ouvrages présentés en relèvent.

C'est ainsi que tout au bout des tables, ce bouquin avec une couverture particulière de panneau indiquant qu'on entre sur une autoroute, et en relief s'il vous plait, comme le "vrai", j'imagine, m'a appelé. C'est toujours comme ça avec mes découvertes. Il faut qu'un livre m'appelle et celui-là, je lui ai tourné le dos, ai feuilleté d'autres bouquins plus dans le thème (londonien), il m'a rappelé une fois, deux fois..., et à la cinquième, je me suis décidée. "y a un truc !"

Rentrée chez moi après une belle parlotte avec une copine, je l'ai ouvert et en ai commencé la lecture et en ai terminé la lecture dans le même souffle (276 pages, quand même !)

Je n'ai jamais lu un truc pareil. Il est vrai que je ne suis pas la première à en être séduite puisqu'il est bardé de compliments jusqu'au Grand prix de littérature policière 2015. Je ne fais donc que suivre, pensez-vous ? Que nenni ! Les critiques - bonnes ou mauvaises - ne m'ont jamais fait tourner la tête.

C'est une histoire à ne pas mettre entre les mains de parents de préadolescents - ce qui n'est plus mon cas - et dans laquelle j'ai senti beaucoup des grands parrains de polars français et américains tels que Ellroy, Ellory, Manchette, Ferey, Giebel et Khara... par exemple mais surtout avec une écriture elliptique foudroyante.

Voilà, je voulais vous faire partager ce bonheur. Je vous le prête si vous êtes dans le coin !

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Rédigé par Sophie Curmi

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