Publié le 18 Octobre 2014

Connaissez-vous...

Lamia Berrada-Berca ?

Un nom pas facile à retenir et pourtant, je vous le recommande.

Mon petit tour à Lire en Poche cet automne 2014 me l'a fait découvrir au stand des éditions La Cheminante sises dans les Pyrénées-Atlantiques.

Une éditrice pleine d'appétit pour sa production de romans et nouvelles de petits formats d'une centaine de pages en moyenne m'a interpelée et parlé de cette production et de Lamia Berrada-Berca dont je n'avais jamais même entendu ni lu le nom.

Comme quoi, il faut aller voir les libraires et profiter de la moindre opportunité de rencontrer des éditeurs et des auteurs.

J'ai donc lu sans m'arrêter ce "Kant et la petite robe rouge", et si je vous écris qu'il est question du cheminement d'une femme vers un peu d'émancipation, je crains que vous ne vouliez point tenter l'aventure. Pour le quatrième de couverture, l'éditrice s'y est tout de même risqué : "Voir sans être vue. Absence de soi aux autres. La burqa. Ce voile épais couvrant le corps de mille et une femmes est-il rempart ou prison ?"

Ce texte semble n'être rien : des mots légers, des espaces, 183 chapitres, des références subtiles à Kant (qui ne fait pas partie de mes lectures parce que je n'arrive pas personnellement à lire les philosophes et que je préfère les écouter comme au Banquet du livre de Lagrasse... mais pour Kant, c'est plus difficile... et je m'égare); ça ne semble pas vouloir vous convaincre de quoi que ce soit mais cette écriture vous emporte et vous nourrit de manière à la fois humble et magistrale.

Quant à "La Reine de l'oubli", malgré quelques "oublis" de correction (on a toujours le plaisir gâché quand on est correcteur), vous ne l'oublierez pas... sauf si vous égarez le livre comme vient de le faire mon conjoint, ce que je trouve extraordinaire vu le sujet... Mais je vous laisse découvrir !

Il me reste deux ouvrages de cette auteure à lire et je m'en réjouis d'avance ; une vraie gourmandise en perspective.

Merci à La Cheminante.

Voir les commentaires

Rédigé par Sophie Curmi

Repost 0