Publié le 23 Octobre 2013

Stat, statu, statue, statut...

Après la recherche de clients éditeurs, vient la recherche du statut professionnel...

Ah la la! Que n'ai-je entendu sur le sujet :

"Attention, ne faites pas de bêtise!" Bon, cela aide, pour sûr.

"Moi, je suis salariée." OK, cela aide encore plus vu que moi, je ne puis l'être.

"Je déclare des notes d'honoraires avec cotisation AGESSA, on cotise moins." Oui, mais il semble que ce ne soit pas très autorisé ni même très légal et fort mal vu dans la profession.

"Renseigne-toi sur l'auto-entrepreneur..." Oui, mais où? "Sur internet, bien sûr" et là, c'est porte ouverte à tous les escrocs du monde qui vous déroulent de jolis sites, fort engageants et simples jusqu'à... la page que l'on a bien remplie MAIS où il faut payer pour la valider!

Et zut, j'abandonne!

Mais la vie est joueuse parfois, et la nécessité de facturer et des rencontres relancent la recherche. Les conseils pour l'inscription vont du "greffe du tribunal de commerce et des sociétés" à "c'est là-bas derrière, tu sais la place machin où il y a un bar truc!"

Et il faut choisir un régime "micro social" et "micro fiscal", et la caisse de cotisation qu'on m'a conseillée n'est finalement pas dans le déroulant du site - enfin trouvé - de l'URSSAF.

Et l'exonération de cotisations sociales, je peux y prétendre - ou pas?

Le saurai-je avant de signer - ou pas?

Que faire? Je suis comme une poule qui a trouvé un couteau ou comme ce chat regardant ce chien regardant son photographe.

Je me lance - ou pas?

Je fais une bêtise dont je ne pourrai pas me dépêtrer en remplissant ce sacré document - ou pas?

Courage - ou pas!

J'ai pris une grande respiration, ai rempli au mieux ces documents qui, évidemment, ne s'impriment pas en "portrait" mais en "paysage" et il faut tout recommencer...

Bref, ça m'a pris la matinée... Simplification administrative à la française!

Et c'est dans la boite... aux lettres vers le grand manitou qui terrorise le moindre entrepreneur à savoir l'URSSAF !

Priez pour moi, chers confrères!

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Rédigé par Sophie Curmi

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Publié le 13 Octobre 2013

Cher lecteurs,

Jamais encore je ne vous ai assommé de vidéos, mais vraiment celle-ci me réjouit par son sérieux et son humour.

http://youtu.be/Q_uaI28LGJk

J'ai donc envie de vous faire partager ce petit clin d’œil à notre profession.

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Rédigé par Sophie Curmi

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Publié le 7 Octobre 2013

Lire en poche

Ce week-end, je suis allée à Gradignan près de Bordeaux où une amie m'a proposé de venir au salon du livre de poche.

Pourquoi pas? me suis-je dit. Une petite sortie au milieu des livres, ça va me changer!

Un petit tour sur le net et bonheur de découvrir le programme des trois jours.

Vous n'avez pas idée de ce que fut pour moi la journée de dimanche : pouvoir écouter, rencontrer et échanger dans la même journée Éric Chevillard, R. J. Ellory et David Vann - entre autres!

Cet Éric Chevillard, découvert il y a quelques années via Pierre Jourde et Éric Naulleau et leur "petit livre noir du roman contemporain" (le Jourde & Naulleau) que je vous conseille pour sa langue acérée épinglant quelques auteurs avec des arguments trempés dans le poison ou avec des procédés de révélateurs comme en photographie.

Suivre ces deux-là m'a emmenée vers le fameux Éric Chevillard qui "feuilletonne" maintenant dans le Monde des livres et doit devenir la coqueluche germanopratine - quoique...

Bref, j'ai lu cet auteur en 2008 et 2009 : Palafox, La nébuleuse du crabe, Mourir m'enrhume et Les absences du capitaine Cook. Puis je me suis arrêtée sur ce capitaine Cook et j'ai souvenir de n'avoir pu continuer à lire Éric Chevillard, que ce n'était pas pour moi, que je n'y comprenais rien. D'où mon intérêt à voir à quoi ressemble le bonhomme qui a écrit cela.

Et j'ai rencontré un bourguignon au visage rigolard; certes, il était entouré pour la "table ronde" qui était droite, de l'humour caustique de son éditeur et du graphiste bordelais qui éditent son blog chaque année et interrogé par un jeune - genre khâgneux - qui avait très bien préparé son intervention (faut être juste).

Et mon Chevillard qui parle de Les absences du capitaine Cook et qui dit qu'on peut "glisser" sur le texte et ne pas y entrer, et voilà donc qu'il parle de moi, que j'ai glissé et tellement glissé que je me suis échappée, que je suis sortie par un trou, sûrement, sans possibilité de retour et que je ne suis pas arrivée à me raccrocher à un autre texte de lui et la glissade est une forme d'échec dans ce cas et que tout cela est fort frustrant et que je me la traîne cette frustration depuis plusieurs années puisque je n'y suis pas retournée dans cet univers duquel on peut "glisser"! C'est dangereux de glisser. Sur quoi on glisse? Ça, on ne le sait pas. À quoi on peut se raccrocher? Ça, on ne le sait pas non plus!

Alors il faut reprendre la lecture d'avant la glissade.

"Relire Les absences du capitaine Cook avec le tutorat du L'auteur et moi ?" ai-je osé lui demander. "Essayez, vous avez l'air une grande lectrice" m'a-t-il répondu.

La vie, c'est le risque et le mouvement.

J'aime le mouvement et ma maturité de lectrice me décide à prendre le risque.

Vous retrouverai-je bientôt, cher lecteur, ou aurai-je "glissé" à nouveau?

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Rédigé par Sophie Curmi

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