Publié le 13 Août 2013

par ce document présenté à l'issue du séminaire de cinéma de Jean-Louis Comolli que j'ai suivi au Banquet du livre de Lagrasse.

Bien sûr, je suis loin de mes préoccupations de lectrice correctrice en mal de commandes mais je continue de penser, ce qui est essentiel, isn't it?

Contexte de cet extrait : 19 mai 1944, constitution d'un train d'internés juifs et tziganes de Westerbork à Auschwitz; tourné par un photographe juif interné, à la demande du commandant nazi (dois-je le préciser?) du camp de transit pour sa propre propagande auprès de ses "collègues" pour avoir de l'avancement? de la considération? se faire bien voir en tous cas, lui, avec son "cabaret" reconnu au sein du camp tant il y avait d'artistes de tous genres (Robert Desnos y est mort).

Vous serez étonnés du calme, de la circulation des personnes "étoilées", de la solidarité, de l'entraide même entre ceux qui partent et ceux qui les enferment dans les compartiments à bestiaux pour être finalement gazés dès leur arrivée à Auschwitz.

Se pose alors pour moi la même question que Gilles Deleuze lorsque, dans son Abécédaire, il évoque le livre terrible de Primo Levi, Si c’est un homme, sur son expérience dans les camps de la mort :
« Un des motifs de l’art et de la pensée, c’est une certaine honte d’être un homme.
Ça veut dire, à la fois : comment est-ce que des hommes ont pu faire ça ? Comment
est-ce que moi j’ai quand même pactisé. Je ne suis pas devenu un bourreau mais j’ai
pactisé pour pouvoir survivre. Honte d’avoir survécu à la place de certains amis. »

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Rédigé par Sophie Curmi

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